Commission Gentleman Driver

 

Commission transversale à l’ensemble des sections du Macadam Passion Club, elle est ouverte à toutes les intelligences qui se sentent concernées et se fera un plaisir de soutenir les opportunités liées à cette cause.

Plus qu’un simple environnement technique ou professionnel, la circulation routière tient pour chaque individu contemporain une place importante de son quotidien. 

La conduite d’un véhicule s’est imposée de telle façon à notre évolution qu’il serait inconcevable de s’en séparer.

Toute notre société est organisée autour de cette autonomie que revendique chacun d’entre nous et qui a converti toute la notion de distance linéaire en durée pendulaire.

Mais la «vulgarisation sociale» de la conduite d’un véhicule couplée au dynamisme inhérent à cette fonction en font une arme redoutable qui tue et mutile.

Ce fait constitue de multiples problématiques d’insécurité routière, dont les principaux facteurs désignent le comportement humain. Ayant conscience que le contrôle de ce phénomène par la voie réglementaire a montré ses limites, nous faisons le constat que les accidents ne peuvent se résoudre uniquement par des  conceptions  “rationnelles” telles que l'inexpérience,  le manque d'anticipation, bref  en quelque sorte, de “mauvais calculs” de la part du conducteur.

Sans prétendre identifier tous les symptômes d’une problématique aussi complexe, il nous parait  néanmoins  évident,  de  souligner  les  carences  de  communication  d’un  conducteur dans le trafic, au regard de la richesse linguistique dont l’être humain est doté.

Au-delà des signaux sonores et lumineux basiques dont il est équipé, un véhicule est en revanche  un vecteur de messages parasites, permettant  de faire valoir son standing,  sa catégorie sociale, et même son humeur ponctuelle par sa façon de le conduire.

Partant du constat qu’un «bon conducteur» est un conducteur discret, qui se fond dans le trafic et ne le perturbe pas, qui tient compte des autres usagers au-delà du simple respect des réglementations, la commission Gentlemen   Driver a pour vocation d’initier ou de promouvoir toute action visant à donner aux usagers un sens civique, courtois et soucieux de préserver non seulement leur propre intégrité physique, mais aussi celle des autres.


Tous les mois la Commission Gentleman Driver vous proposera un article sur un thème précis


Edito 4 - Les coups de portières


Edito 3 - Partager la route avec les cyclistes


Edito 2 - Communiquer dans un carrefour giratoire


Edito 1 - Les Dépassement de Poids lourds sur l'autoroute

Les dépassements de Poids lourds sur l’autoroute

 

Pour ce premier sujet nous avons choisi une situation agaçante, mais qui se distingue par la méconnaissance des usagers sur ses causes réelles qui méritent une explication.

Qui ne s’est jamais énervé en restant coincé de longues minutes à 90 km/h sur la voie de gauche d’une autoroute derrière un poids lourd qui laborieusement en dépasse un autre dont la vitesse est sensiblement inférieure.

Facteur technique :

Comme vous le savez, les véhicules dont le PTAC est supérieur à 3,5 t sont équipés d’un limiteur de vitesse qui suivant la règlementation européenne limite électroniquement la vitesse des PL à 90 km/h maximum. Ces limiteur sont d’ailleurs contrôlés tous les ans par des organismes agrées.

Mais un élément aléatoire peut interférer positivement ou négativement sur les contrôles effectués ; il s’agit de la circonférence des roues qui suivant l’usure des pneumatiques peut apporter un gain de quelques Km/h si l’on étalonne un véhicule avec des pneus recreusés et usés et qu’en suivant on y monte des pneumatiques neuf et par conséquent de circonférence supérieure.

De façon inverse si l’on étalonne un véhicule avec des pneumatiques neufs, ce dernier va progressivement perdre sa vitesse pointe avec l’usure de la gomme qui va diminuer la circonférence.

Cela explique pourquoi il est impossible d’avoir une vitesse uniforme sur l’ensemble du parc routier.

Facteur humain :

En circulation, compte tenu des délais de transports imposés et des contraintes relatives aux temps de conduite et de repos réglementés, il va de soit que tous les conducteurs sur autoroutes roulent au maximum des possibilités de leur véhicule (régulateur enclenché à la vitesse max).

Dans cette situation si vous rattrapez un autre poids lourd moins rapide, cela vous oblige a déconnecter votre régulateur et a faire le « yoyo » (accélérations-relâches successives) en permanence, ce qui devient vite pénible, a moins d’abaisser légèrement son propre régulateur, ce qui va générer le même problème lorsque vous serez rattrapé à votre tour et de plus allonger votre temps de parcours. En substance, dans cette situation, le conducteur n’a d’autre choix que de dépasser.

Et c’est là que les automobilistes s’énervent alors que le conducteur qui dépasse ne peut aller plus vite et il n’est pas rare que ceux-ci soient injustement klaxonnés et insultés lorsqu’ils se rabattent…

Néanmoins il y a bien une erreur commise lors de cette manœuvre, mais c’est au conducteur de droite qu’il faut l’attribuer. En effet, lors du dépassement il suffirait que ce dernier désactive quelques secondes son régulateur, pour que le dépassement soit effectué rapidement et il pourrait ensuite reprendre sa vitesse de croisière… Hélas par individualisme ou ignorance cette bonne pratique n’est quasiment jamais appliquée et peut-être aussi non enseigné dans les autres pays vu le quota de conducteurs étrangers qui sillonnent nos autoroutes…

Par ailleurs il nous semble bon de préciser en complément que lorsqu'une route comporte trois voies ou plus, affectées à un même sens de circulation, il est interdit aux conducteurs des véhicules dont le poids total autorisé en charge excède 3,5 tonnes ou d'ensemble de véhicules dont la longueur excède 7 mètres d'emprunter d'autres voies que les deux voies situées le plus près du bord droit de la chaussée, sauf, en entravant le moins possible la marche normale des autres véhicules, pour préparer un changement de direction. (art. R412-25 du code de la route)

Bonne route et restez zen !

 

Pour aller plus loin, ce que dit la loi…

Etant de notion assez archaïque sur le sujet, le code la route n’est pas de bon soutien dans cette situation puisque qu’il édicte les règles suivantes :

Art. R141-4 :

I. - Avant de dépasser, tout conducteur doit s'assurer qu'il peut le faire sans danger.

II. - Il ne peut entreprendre le dépassement d'un véhicule que si :

1° Il a la possibilité de reprendre sa place dans le courant normal de la circulation sans gêner celle-ci ;

2° La vitesse relative des deux véhicules permettra d'effectuer le dépassement dans un temps suffisamment bref.

3° Il n'est pas lui-même sur le point d'être dépassé.

III. - Il doit, en outre, avertir de son intention l'usager qu'il veut dépasser.

IV. - Pour effectuer le dépassement, il doit se déporter suffisamment pour ne pas risquer de heurter l'usager qu'il veut dépasser. Il ne doit pas en tout cas s'en approcher latéralement à moins d'un mètre en agglomération et d'un mètre et demi hors agglomération s'il s'agit d'un véhicule à traction animale, d'un engin à deux ou à trois roues, d'un piéton, d'un cavalier ou d'un animal.

V. - Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions des II à IV ci-dessus est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.

VI. - Tout conducteur qui contrevient aux dispositions des II à IV ci-dessus encourt également la peine complémentaire de suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle.

VII. - Cette contravention donne lieu de plein droit à la réduction de trois points du permis de conduire.

Art. R414-16

Lorsqu'ils sont sur le point d'être dépassés, les conducteurs doivent serrer immédiatement sur leur droite sans accélérer l'allure.

Le fait, pour tout conducteur, de contrevenir aux dispositions du présent article est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la quatrième classe.

Tout conducteur qui accélère l'allure alors qu'il est sur le point d'être dépassé encourt également la peine complémentaire de suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus, cette suspension pouvant être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle.

Dans ce dernier cas, la contravention donne lieu de plein droit à la réduction de deux points du permis de conduire.

 

 

 

 

Comment contacter le club :

macadam.passion@gmail.com

06 72 26 11 51